White out
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2009
Lieu : Le Lieu Unique, Nantes
Format : Installation in situ cinématique
Médium : Vidéo, son, espace immersif
Dispositif technique :
Vidéo montée en HDV, portée en HCP (High Cinema Profile), compatible projection DCP
Version optimisée pour projection en 5K (upscale)
1 vidéoprojecteur DLP ou laser 5K / écran principal
Durée : 01:01:23.280 (1 h 1 min 23 s)
Son : bande sonore discrète, conçue comme un paysage de résonances et de tensions, en lien avec le rythme visuel
Lecture en boucle continue
Présentation adaptable : salle de cinéma, boîte noire, ou tout espace dédié
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2009
Location: Le Lieu Unique, Nantes
Format: In situ cinematic installation
Medium: Video, sound, immersive space
Technical setup:
– Video edited in HDV, exported in HCP (High Cinema Profile), DCP-compatible
– Optimized version available for 5K projection (upscaled)
– 1 DLP or laser 5K video projector / main screen
Duration: 01:01:23.280 (1 hour, 1 minute, 23 seconds)
Sound: subtle soundscape designed as a landscape of resonances and tensions, in dialogue with the visual rhythm
Continuous loop playback
Adaptable presentation: cinema space, black box, or any dedicated installation space
White Out est une installation in situ cinématique qui interroge la perception, le temps et l’absence. Conçue pour des salles de cinéma ou des espaces immersifs, l’œuvre projette un écran blanc sur un autre, transformant le vide en une présence signifiante. En exploitant le dispositif cinématographique, elle invite le·la spectateur·rice à une expérience unique où le silence visuel et sonore devient un terrain d’exploration, questionnant notre relation aux images, à leur saturation et à leur absence.
White Out is a site-specific cinematic installation that explores perception, time, and absence. Designed for cinema spaces or immersive environments, the work projects one white screen onto another, transforming emptiness into a meaningful presence. By utilizing the cinematic framework, it invites viewers into a unique experience where visual and sonic silence becomes a field of exploration, challenging our relationship with images, their saturation, and their absence.
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White Out, initialement intitulé Punch Screen, est une installation vidéo qui questionne l’essence des médias, de la perception et du temps. L’œuvre se déploie à travers un geste en apparence simple : la projection d’un écran blanc sur un autre écran blanc immobile. Mais derrière cette simplicité se cache une méditation profonde sur l’absence, la présence et l’acte même de regarder. Présentée dans l’obscurité d’une salle de cinéma ou dans des espaces d’exposition minimalistes, White Out transforme le vide en sujet, confrontant le spectateur·rice au paradoxe d’une absence qui exige l’attention.
Au cœur de l’installation se trouve l’idée de saturation – non pas comme une surabondance d’images, mais comme une inondation de vide. À une époque où les flux d’images sont incessants et accablants, White Out renverse cette dynamique en offrant une projection saturée de néant. Cet écran blanc, oppressant dans son dépouillement, force le·la spectateur·rice à s’engager avec ce « rien » qui remplit tout. Ce n’est pas un vide que l’on peut ignorer ; il insiste, occupe l’espace, et déclenche une réflexion sur la nature même de notre rapport aux médias.
Par ailleurs, White Out explore l’effacement. La projection d’un écran blanc sur un autre dépouille l’image de ses éléments traditionnels, la réduisant à sa forme la plus brute : une surface. Cette suppression délibérée des stimuli visuels pousse le spectateur·rice à redéfinir ce qui constitue une image. La boucle vidéo HDV, d’une durée exacte de 01:01:23,280, ralentit progressivement jusqu’à frôler l’immobilité, avant de reprendre son rythme initial. Cette manipulation temporelle évoque une érosion où le temps semble effacer les contours de l’image, ne laissant derrière lui que le vestige d’une perception.
Le ralentissement du son et du mouvement introduit une notion de suspension, une attente infinie. Le temps s’étire, plongeant le·la spectateur·rice dans un état prolongé d’anticipation où la résolution n’arrive jamais. Cette tension, entre ce qui est attendu et ce qui est donné, reflète notre relation ambivalente aux écrans et aux médias, qui captivent sans jamais pleinement satisfaire. L’installation devient ainsi une métaphore du cycle de consommation et de désir propre à notre époque saturée de contenu.
À un autre niveau, White Out évoque une hantise, celle d’une absence qui porte en elle une présence latente. L’écran blanc, en apparence neutre, se révèle chargé d’un poids spectral, comme le fantôme de ce qui aurait pu être montré. Ce vide, loin d’être insignifiant, devient un lieu de mémoire et de résonance, un support pour des significations invisibles mais omniprésentes. L’œuvre questionne ainsi ce qui persiste dans l’absence, ce qui reste non-dit, et ce qui hante le vide.
Dans sa durée et son minimalisme, White Out pousse les limites de la perception. L’installation engage non seulement la vue et l’ouïe, mais aussi la patience et l’endurance physique et émotionnelle du·de la spectateur·rice. L’exposition prolongée au « rien » invite à une introspection où l’on est confronté à sa propre capacité à trouver un sens là où il semble n’y en avoir aucun. En ce sens, l’œuvre dépasse sa simplicité technique pour devenir une exploration existentielle de la présence, de l’absence et de notre besoin humain de donner du sens, même au vide.
White Out n’est pas seulement une installation ; c’est un espace de réflexion, une invitation à reconsidérer les frontières de la perception et à voir l’absence comme une expérience intense et révélatrice. En transformant le vide en présence et l’immobilité en une tension palpable, l’œuvre invite chacun·e à explorer ce qui demeure dans le vide, lorsque tout le reste a disparu.
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White Out, initially titled Punch Screen, is a video installation that interrogates the essence of media, perception, and time. The work unfolds as a seemingly simple gesture: the projection of a white screen onto another static white screen. Yet, within this act lies a profound meditation on absence, presence, and the act of viewing itself. Presented in darkened cinemas or minimalist exhibition spaces, White Out transforms the void into a subject of exploration, confronting the viewer with the paradox of an absence that demands attention.
The installation operates on multiple levels. At its core is the idea of saturation—not in the traditional sense of an overflow of images but as an inundation of emptiness. In an age overwhelmed by the relentless flow of media, White Out subverts the norm by presenting an image that is saturated with nothingness. The blankness of the screen is oppressive, drawing the viewer into a confrontation with the very nature of their engagement. This is not a void that can be ignored; it insists, filling the space with a paradoxical presence that lingers and provokes.
Simultaneously, White Out is a study in erasure. The projection of one white screen onto another strips away the conventional elements of an image, reducing it to its barest form: a surface. The deliberate absence of visual stimuli challenges the viewer to question what constitutes an image. Over the course of its precisely timed loop of 01:01:23,280, the video decelerates until it approaches stillness, only to resume its original speed. This temporal manipulation evokes a sense of wear and erosion, as though time itself is dissolving the boundaries of the image, leaving behind only the residue of perception.
The slowing of sound and motion introduces a layer of suspension, creating an atmosphere of infinite anticipation. Time stretches, drawing the viewer into a prolonged state of waiting, where resolution remains perpetually out of reach. This manipulation mirrors our complex relationship with media, where endless streams of content capture attention but rarely provide satisfaction. The tension between expectation and fulfillment becomes palpable, mirroring the cyclical patterns of consumption and desire that define our digital lives.
At its most haunting, White Out evokes the presence of something unseen. The white screen, ostensibly empty, carries a spectral weight—a sense of absence that is simultaneously a presence. This ghostly quality transforms the screen into a repository of latent meaning, a canvas for what might have been or what was never intended to be. The installation suggests that even the void is not neutral; it is imbued with memory, resonance, and the remnants of unseen forces.
Through its duration and minimalism, White Out tests the limits of perception. The work engages not just the eyes and ears but also the physical and emotional stamina of its audience. The prolonged exposure to monotony invites introspection, forcing viewers to confront their own patience, endurance, and capacity to find meaning in what appears to be nothing. In this way, the installation transcends its technical simplicity to become an existential inquiry into the nature of presence and the human compulsion to seek meaning, even in emptiness.
White Out is not merely an installation; it is a space for contemplation and a catalyst for reflection. It challenges the boundaries of perception and redefines the act of looking, turning absence into an overwhelming presence and emptiness into a profound experience. The work invites the audience to dwell in the in-between, where time, memory, and perception converge, asking us to consider what remains in the void when all else has been stripped away.
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Titre de l’œuvre : White Out
Année : 2009 (première présentation sous le titre Punch Screen), renommée en 2017
Artiste : Patrick Laffont de Lojo (France)
Avec : Cyril Teste
Médium : Installation vidéo
Matériaux :
• Projection vidéo HD
• Système sonore
• Écran de projection blanc personnalisé (dimensions variables)
Dimensions : Adaptables aux différents espaces d’exposition
Description :
White Out est une installation vidéo qui explore les relations entre médias, perception et temporalité. L’œuvre repose sur un concept simple mais saisissant : l’image d’un écran blanc est projetée sur un autre écran blanc, créant une situation où l’absence de contenu devient le contenu lui-même.
Cette installation fonctionne à travers plusieurs cadres conceptuels. La décélération progressive, suivie d’un retour à la vitesse normale de la vidéo et du son, évoque une sensation d’érosion et de suspension, invitant le spectateur à confronter l’absence comme une présence. La projection d’un écran blanc sur un autre écran blanc interroge l’essence de ce qui constitue une image, transformant l’acte de projection en une méditation sur la saturation des médias dans la vie contemporaine.
Présentée dans des espaces allant de théâtres en boîte noire à des salles d’exposition minimalistes, White Out est conçue pour s’adapter à son environnement, créant une atmosphère immersive qui invite le public à réfléchir sur sa relation aux écrans, à l’absence et au passage du temps.
Expositions :
• Le Lieu Unique, Nantes, mai 2009 (sous le titre Punch Screen)
• Le 104, Paris, 2011
• LUX Scène Nationale, Valence : Projection sur la façade vitrée du LUX, 2015
• Présentation en salle de cinéma dans le cadre de l’exposition Bleue, 23 septembre – 29 octobre 2017
Crédits :
• Concept, création vidéo et montage : Patrick Laffont de Lojo
• Support technique : Collaborations avec les équipes d’installation locales
Provenance : Collection de l’artiste, continuellement réimaginée depuis sa première présentation.
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Title of the Work: White Out
Year: 2009 (initially presented under the title Punch Screen, renamed in 2017)
Artist: Patrick Laffont de Lojo (France)
With: Cyril Teste
Medium: Video Installation
Materials:
• HD video projection
• Sound system
• Custom white projection screen (variable dimensions)
Dimensions: Adaptable to different exhibition spaces
Description:
White Out is a video installation that examines the relationships between media, perception, and temporality. The work is based on a simple yet striking concept: the image of a white screen is projected onto another static white screen, creating a situation where the absence of content becomes the content itself.
This installation operates through multiple conceptual frameworks. The progressive deceleration of the video and sound, followed by a return to normal speed, evokes a sense of erosion and suspension, challenging viewers to confront absence as presence. By projecting a white screen onto another white screen, White Out questions the very essence of what constitutes an image, transforming the act of projection into a meditation on the saturation of media in contemporary life.
Presented in spaces ranging from black box theaters to minimalist exhibition halls, White Out is designed to adapt to its surroundings. It creates an immersive atmosphere that invites audiences to reflect on their relationship with screens, absence, and the passage of time.
Exhibitions:
• Le Lieu Unique, Nantes, May 2009 (as Punch Screen)
• Le 104, Paris, 2011
• LUX Scène Nationale, Valence: Projection on the glass façade of LUX, 2015
• Cinema screening as part of the exhibition Bleue, September 23 – October 29, 2017
Credits:
• Concept, video creation, and editing: Patrick Laffont de Lojo
• Technical support: Collaborations with local installation teams
Provenance: Artist’s collection, continuously reimagined since its initial presentation.
Expositions :
• Le Lieu Unique, Nantes, mai 2009 (sous le titre Punch Screen)
• Le 104, Paris, 2011
• LUX Scène Nationale, Valence : Projection sur la façade vitrée du LUX, 2015
• Présentation en salle de cinéma dans le cadre de l’exposition Bleue, 23 septembre – 29 octobre 2017