Sueur

  • 2014

    Lieu : Montévidéo - Marseille

    Format : Installation performative

    Médium : Performance, lumière, chaleur, fumée, son, vidéo

    Avec : Julien Dupuy et Marie-Noëlle Genod

    Dispositif technique :

    30 résistances chauffantes à filament rouge (production de chaleur sèche et lumineuse

    Générateur de fumée dense

    Tournette motorisée (rotation lente du corps)

    Dispositif lumière intégré

    Diffusion sonore : voix enregistrée (Marie-Noëlle Genod), son spatialisé

    Caméra, Vidéoprojecteur

    Corps immobile exposé à l’environnement thermique en continu

    https://youtu.be/XY-dYor1h_8

  • 2014

    Location: Montévidéo – Marseille

    Format: Performative installation

    Medium: Performance, light, heat, smoke, sound, video

    With: Julien Dupuy and Marie-Noëlle Genod

    Technical setup:

    – 30 red filament heating resistors (dry light and heat production)

    – Dense smoke generator

    – Motorized turntable (slow body rotation)

    – Integrated lighting system

    – Sound diffusion: recorded voice (Marie-Noëlle Genod), spatialized sound

    – Camera, video projector

    – Motionless body exposed to continuous thermal environment

    Video documentation:https://youtu.be/XY-dYor1h_8

  • Initialement conçue comme un dispositif scénique pour L’invention de la course à pied de Jean-Michel Espitallier, mise en scène par Marie-Noëlle (précédemment Yves-Noël Genod), Sueur réinvente l’exploration de l’effort et de la présence corporelle. Ce projet, devenu une installation performative, repose sur un paradoxe : provoquer la transpiration dans l’immobilité.

    Au centre de l’installation, un corps immobile, interprété par Julien Dupuy, se trouve soumis à un environnement extrême. Une chaleur oppressante, générée par des résistances chauffantes rouges, et une fumée dense saturent l’espace, créant une atmosphère suffocante. La voix de Marie-Noëlle traverse ce climat lourd, ajoutant une texture sonore qui accentue le contraste entre l’immobilité du corps et la tension ambiante.

    À la croisée de l’installation et de la performance, Sueur interroge la fragilité et la résilience du corps face à des contraintes externes. Ici, l’effort ne provient pas d’une action mais de la capacité à supporter, à s’exposer. L’immobilité devient un acte à la fois physique et émotionnel, transformant le spectateur·rice en témoin d’une épreuve intime et troublante.

    Cette œuvre dépasse les frontières de la simple performance pour offrir une réflexion sur les limites corporelles et la manière dont le corps dialogue avec son environnement. Sueur invite à repenser l’effort comme une expérience intérieure, où chaque tension devient palpable et chaque souffle une réponse à l’invisible.

  • Originally conceived as a stage design for L’invention de la course à pied by Jean-Michel Espitallier, directed by Marie-Noëlle (formerly Yves-Noël Genod), Sueur reimagines the exploration of effort and bodily presence. This project, which evolved into a performative installation, is built on a paradox: provoking sweat through immobility.

    At the center of the installation, a motionless body, performed by Julien Dupuy, is subjected to an extreme environment. Oppressive heat generated by red heating elements and dense smoke saturate the space, creating a suffocating atmosphere. Marie-Noëlle’s voice weaves through this charged environment, adding a sonic texture that heightens the contrast between the stillness of the body and the surrounding tension.

    At the crossroads of installation and performance, Sueur examines the fragility and resilience of the body when exposed to external constraints. Here, effort does not stem from action but from endurance, from the act of exposure. Immobility becomes both a physical and emotional act, turning the viewer into a witness to an intimate and unsettling ordeal.

    This work transcends the boundaries of traditional performance, offering a reflection on the limits of the body and its interaction with its surroundings. Sueur invites us to rethink effort as an internal experience, where every tension becomes tangible and every breath a response to the unseen.

  • Titre : Sueur

    Année : 2013

    Crédits :

    Conception et réalisation : Patrick Laffont de Lojo

    Mise en scène : Marie-Noëlle Genod (précédemment Yves-Noël Genod)

    Performance : Julien Dupuy

    Texte original : Jean-Michel Espitallier (L’invention de la course à pied)

    Détails techniques :

    Durée : Environ 45 minutes

    Format vidéo (captation) : HD 1080p

    Dispositif scénique :

    Chauffages à résistances électriques : Génération d’une chaleur oppressante via des résistances rouges.

    Machines à fumée : Production d’une fumée dense saturant l’espace.

    Éclairage minimaliste : Jeux de lumière tamisée pour renforcer les contrastes et focaliser sur le performeur.

    Production :

    • Projet développé dans le cadre de L’invention de la course à pied.

    Description :

    Sueur est une installation performative qui réinvente l’effort et la présence corporelle. Initialement conçue comme un dispositif scénique pour accompagner L’invention de la course à pied de Jean-Michel Espitallier, mise en scène par Marie-Noëlle Genod (précédemment Yves-Noël Genod), cette œuvre a évolué pour devenir une performance autonome.

    L’installation repose sur un paradoxe : provoquer la transpiration par l’immobilité. Julien Dupuy incarne un corps immobile soumis à des conditions extrêmes. Une chaleur oppressante, générée par des résistances chauffantes, et une fumée dense envahissent l’espace, transformant le lieu en une expérience sensoriellement éprouvante.

    La voix de Marie-Noëlle Genod traverse cet environnement saturé, ajoutant une texture sonore qui accentue la tension entre l’immobilité du corps et l’oppression ambiante. L’immobilité devient un acte physique et émotionnel puissant, confrontant le spectateur·rice à une expérience intime et troublante.

    Sueur dépasse la performance classique pour devenir une réflexion sur la fragilité et la résilience du corps face à des contraintes extrêmes. Cette œuvre interroge la capacité à supporter, à endurer, transformant l’exposition en un geste artistique et existentiel profond.

  • Title: Sueur

    Year: 2013

    Credits:

    Concept and Direction: Patrick Laffont de Lojo

    Director: Marie-Noëlle Genod (formerly Yves-Noël Genod)

    Performance: Julien Dupuy

    Original Text: Jean-Michel Espitallier (L’invention de la course à pied)

    Technical Details:

    Duration: Approximately 45 minutes

    Video Format (recording): HD 1080p

    Scenic Setup:

    Electric Resistance Heaters: Red heating elements generating intense, oppressive heat.

    Smoke Machines: Dense smoke filling and saturating the space.

    Minimalist Lighting: Subtle lighting emphasizing contrasts and focusing attention on the performer.

    Production:

    • Project developed within the framework of L’invention de la course à pied.

    Description:

    Sueur is a performative installation that redefines the exploration of effort and bodily presence. Initially conceived as a scenic setup for L’invention de la course à pied by Jean-Michel Espitallier, directed by Marie-Noëlle Genod (formerly Yves-Noël Genod), the project evolved into an independent performance.

    The installation is built on a paradoxical idea: provoking sweat through immobility. At the center of the space, Julien Dupuy stands motionless, subjected to extreme conditions. Oppressive heat generated by red resistance heaters and dense smoke transform the environment into an overwhelming sensory experience.

    Marie-Noëlle Genod’s voice weaves through the saturated atmosphere, adding a sonic layer that heightens the tension between the still body and the oppressive surroundings. Immobility becomes a physical and emotional act, turning exposure into a powerful and unsettling experience for the audience.

    Sueur transcends traditional performance to reflect on the fragility and resilience of the human body when faced with extreme constraints. It questions humanity’s capacity to endure and adapt, transforming exposure into a deeply artistic and existential gesture.

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