Sombre printemps
En 2016, j’ai réalisé le clip de “Sombre Printemps”, extrait de l’album Mona d’Emily Loizeau. Centré sur un aquarium, élément clé de la scénographie du spectacle, le clip traduit la fragilité et la poésie du morceau à travers les reflets et les textures. Inspiré d’un texte de Kate Hargreaves, il explore les limites entre l’intime et l’universel, offrant une expérience visuelle délicate et immersive.
In 2016, I directed the music video for “Sombre Printemps”, a track from Emily Loizeau’s album Mona. Centered on an aquarium—a key element of the show’s scenography—the clip reflects the fragility and poetry of the song through textures and reflections. Inspired by a text from Kate Hargreaves, it explores the boundaries between the intimate and the universal, offering a delicate and immersive visual experience.
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Pour Sombre Printemps, extrait de l’album Mona, j’ai choisi de partir d’un élément central de la scénographie du spectacle : l’aquarium. Cet objet, utilisé sur scène comme un espace symbolique, portait déjà une charge visuelle et émotionnelle forte. Dans le clip, il devient le point d’ancrage d’une exploration de la multiplicité des instants, jouant sur les reflets, les superpositions et les textures mouvantes.
L’aquarium agit ici comme une métaphore de la mémoire, un lieu où chaque instant se fige tout en restant en mouvement. Les jeux de lumière et d’eau traduisent cette tension entre le fugace et le permanent, entre ce qui échappe et ce qui demeure. J’ai travaillé chaque image pour qu’elle évoque un fragment d’émotion, un instant suspendu, en résonance avec la poésie du morceau.
Le clip prolonge ainsi la réflexion amorcée dans la scénographie du spectacle, mais dans un langage propre à l’image. Là où l’aquarium sur scène offrait une vision collective et immédiate, la vidéo permet d’intensifier la relation intime entre le spectateur·ice et les reflets du temps qui passe.
Ce travail s’articule aussi autour de la voix d’Emily Loizeau, dont la sensibilité et la profondeur guident le rythme des images. Inspiré d’un texte de Kate Hargreaves, adapté en français par Emily, le morceau questionne la fragilité de l’intime face à l’universel. Le clip reflète cette tension en laissant une place importante à l’imaginaire, tout en jouant avec des symboles visuels qui amplifient le propos musical.
Avec Sombre Printemps, mon objectif était de transformer un élément scénographique en un langage visuel autonome, tout en restant fidèle à l’essence du spectacle. Le clip devient une extension poétique du morceau, où chaque instant capturé invite à une réflexion sur la temporalité, la mémoire et l’émotion.
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For Sombre Printemps, a track from the album Mona, I drew inspiration from a central element of the stage scenography: the aquarium. This object, used during the live performance as a symbolic space, already carried a strong visual and emotional weight. In the music video, it becomes the focal point for exploring the multiplicity of moments, playing with reflections, overlays, and shifting textures.
The aquarium acts as a metaphor for memory—a place where every moment is suspended yet constantly in motion. The interplay of light and water conveys the tension between the fleeting and the permanent, between what escapes and what lingers. Each frame was crafted to evoke a fragment of emotion, a suspended moment, resonating with the song’s poetic depth.
The video extends the ideas initially explored in the stage scenography, but in a way that belongs entirely to the language of film. While the aquarium on stage offered a collective and immediate vision, the video intensifies the intimate relationship between the viewer and the ephemeral reflections of passing time.
This work also revolves around Emily Loizeau’s voice, whose sensitivity and depth shape the rhythm of the visuals. Inspired by a text by Kate Hargreaves and adapted into French by Emily, the song explores the fragility of the personal in contrast to the universal. The video mirrors this tension, allowing room for the viewer’s imagination while utilizing visual symbols that amplify the musical narrative.
With Sombre Printemps, my aim was to transform a scenographic element into an autonomous visual language while staying true to the essence of the live performance. The video becomes a poetic extension of the song, where each captured moment invites reflection on temporality, memory, and emotion.
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Titre : Sombre Printemps
Année : 2016
Crédits
Musique :
• Adaptation en français : Emily Loizeau d’après un texte de Kate Hargreaves
• Composition : Emily Loizeau
• Arrangements : Olivier Koundouno & Csaba Palotaï
• Réalisation, enregistrement et mixage : Renaud Letang, assisté de Thomas Moulin @ Studio Ferber
• Mastering : Mandy Parnell @ Black Saloon Studios
Vidéo :
• Réalisation, images, montage : Patrick Laffont de Lojo
• Durée : 4 minutes 25 secondes
• Format : 4K (16:9)
Description
Pour le clip Sombre Printemps, extrait de l’album Mona, j’ai réinvesti un élément central de la scénographie du spectacle : l’aquarium. Ce dispositif visuel et symbolique devient le cœur du clip, où il reflète la fragilité et la multiplicité des instants.
À travers les reflets et les textures de l’eau, le clip traduit la poésie du morceau en évoquant la tension entre l’éphémère et le permanent. Chaque image est pensée comme une fenêtre ouverte sur un fragment d’émotion, en résonance avec la voix d’Emily Loizeau et les thématiques du texte.
Ce projet est une extension visuelle de la scénographie, offrant une interprétation intime et immersive de la chanson, tout en laissant une grande place à l’imaginaire du spectateur·ice.
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Title: Sombre Printemps
Year: 2016
Credits
Music:
• Adapted to French by Emily Loizeau from a text by Kate Hargreaves
• Composed by Emily Loizeau
• Arrangements: Olivier Koundouno & Csaba Palotaï
• Production, recording, and mixing: Renaud Letang, assisted by Thomas Moulin @ Studio Ferber
• Mastering: Mandy Parnell @ Black Saloon Studios
Video:
• Direction, cinematography, editing: Patrick Laffont de Lojo
• Duration: 4 minutes 25 seconds
• Format: 4K (16:9)
Description
For the music video Sombre Printemps, from the album Mona, I drew inspiration from a key element of the stage scenography: the aquarium. This visual and symbolic device became the centerpiece of the video, reflecting the fragility and multiplicity of moments.
Through water’s reflections and textures, the video conveys the song’s poetic essence, capturing the tension between the fleeting and the lasting. Each frame was designed as an open window onto a fragment of emotion, resonating with Emily Loizeau’s voice and the themes of the lyrics.
This project acts as a visual extension of the scenography, offering an intimate and immersive interpretation of the song while leaving room for the viewer’s imagination.