Pré-vues

  • 2004

    Lieu : Théâtre de la Minoterie, Marseille – La Joliette

    Format : Installation performative

    Médium : Danse, image, son, dispositif mécanique

    Dispositif technique

    Tapis de danse blanc couvrant l’espace scénique

    Système de poulie motorisée

    1 caméra de captation en direct

    Projection différée des gestes sur écran

    Bande-son étirée en direct à partir d’une chanson choisie comme fil conducteur

    Dispositif lumière en relation avec les temporalités différées

    Durée déterminée, structure non narrative

    Interprètes
    Danseur·euses : Fabien Almakiewicz, José Maria Alvés, Inés Hernández, Michèle Ricozzi

    Plasticien : Patrick Laffont de Lojo

    Musiciens : Jean-Marc Montera, Jean-François Pauvros

  • 2004

    Location: Théâtre de la Minoterie, Marseille – La Joliette

    Format: Performative installation

    Medium: Dance, image, sound, mechanical device

    Technical setup:

    – White dance floor covering the entire stage space

    – Motorized pulley system

    – 1 live capture camera

    – Delayed projection of gestures on screen

    – Live-stretched soundtrack based on a selected song as narrative thread

    – Lighting system synchronized with delayed temporalities

    Duration: fixed length, non-narrative structure

    Performers

    Dancers: Fabien Almakiewicz, José Maria Alvés, Inés Hernández, Michèle Ricozzi

    Visual artist: Patrick Laffont de Lojo

    Musicians: Jean-Marc Montera, Jean-François Pauvros

  • Pré-vues est une création de Patrick Laffont de Lojo, présentée le samedi 3 avril 2004 au Théâtre de la Minoterie, à la Joliette. Conçue comme une exploration des perceptions du mouvement et du temps, cette œuvre chorégraphique et plastique réunit quatre danseur·euses, deux musiciens et un plasticien dans un dispositif qui interroge la mémoire du geste et la transformation de la présence scénique par l’image et le son.

    La pièce s’appuie sur l’étirement maximal de “Paint It Black” des Rolling Stones, utilisée comme fil conducteur. Ce ralentissement extrême agit comme une contrainte imposée à la gestuelle, modifiant profondément le rapport des interprètes à la célérité, à la tension, à la répétition. La musique, jouée en direct, devient un matériau plastique, étiré, fragmenté, réinterprété en boucle, accentuant une sensation de suspension et de flottement.

    Les événements chorégraphiques sont captés puis retransmis après leur exécution, instaurant un jeu de résonance entre l’action présente et sa trace différée. Le corps se voit dédoublé, parfois devancé par son propre écho. Ce processus brouille la linéarité du temps, creuse un espace entre présence et mémoire, entre apparition et persistance.

    Dans ce champ de superpositions — où les corps se juxtaposent à leur image, où le son et la lumière sculptent une temporalité instable — Pré-vues propose une expérience immersive, où l’instant devient stratifié, et le regard, désaxé. Ce n’est pas une performance à suivre, mais un temps à traverser.

    Première représentation : 3 avril 2004 – Théâtre de la Minoterie, Joliette, Marseille

    https://www.marseille-objectif-danse.org/Pre-vues.html

  • Pré-vues is a creation by Patrick Laffont de Lojo, premiered on Saturday, April 3, 2004 at Théâtre de la Minoterie in La Joliette, Marseille.

    Conceived as an exploration of movement and temporal perception, this choreographic and visual piece brings together four dancers, two musicians, and one visual artist within a scenographic apparatus that questions the memory of gesture and the transformation of stage presence through image and sound.

    The piece is structured around a radically slowed-down version of “Paint It Black” by the Rolling Stones, used as a guiding thread. This extreme stretching of time acts as a constraint on the performers’ movements, fundamentally altering their relationship to speed, tension, and repetition. The music, played live, becomes a plastic material — stretched, fragmented, and reinterpreted in loops — amplifying a sensation of suspension and drift.

    Choreographic events are captured live and then projected with delay, creating a resonance between the present action and its deferred trace. The body appears doubled, sometimes preceded by its own echo. This process disrupts linear temporality, opening a space between presence and memory, between appearance and persistence.

    In this layered field — where bodies overlap with their image, where sound and light sculpt an unstable temporality — Pré-vues offers an immersive experience, where the instant becomes stratified and the gaze, disoriented.

    It is not a performance to follow, but a duration to pass through.

    Premiere: April 3, 2004 – Théâtre de la Minoterie, La Joliette, Marseille

    https://www.marseille-objectif-danse.org/Pre-vues.html

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